"Il est impossible de ne pas éprouver de sympathie pour ce petit garçon abandonné qui vit en Ellroy et aspire à la rédemption et à la libération." (New York Times Book Review)
Lire la suite >
-5%
19€20€ Ajouter au panier
De la mère aux épouses et aux amantes, toute l'oeuvre d'Ellroy procède du féminin et trouve sa source dans cet héritage maternel : l'obsession.
En six mouvements d'une tumultueuse symphonie, James Ellroy revisite les moments clés de ses relations avec les femmes qui ont compté dans sa vie, à commencer par la première d'entre toutes : Geneva Hilliker Ellroy, objet d'une "malédiction" que son fils lança contre elle, enfant, souhaitant la voir morte. Après Ma part d'ombre et la vaine traque de l'assassin de sa mère, Ellroy entreprend une autre forme d'exorcisme : annuler cette malédiction à travers la quête des autres femmes, passer de "Elle" à "Elles".
Les femmes comme cristallisation du désir, objets de fantasmes libérateurs ou destructeurs, sources d'influence ou d'inspiration littéraire, sont au centre de ce récit dans lequel Ellroy se raconte avec une féroce absence de complaisance, qui prend parfois l'allure d'une poignante confession.
Mélange de rigueur, de mysticisme et de sexualité, ce livre, à la forme dépouillée et au contenu électrique, rassemble toutes les fulgurances et les faiblesses d'un homme hors du commun. C'est aussi un indispensable mode d'emploi littéraire pour qui s'intéresse à l'oeuvre d'Ellroy.
Un second roman prometteur lui aussi !
Lire la suite >
-5%
18.90€19.90€ Ajouter au panier
Cela se passe à Montpellier et met en scène une bande d’amis, certains étudiants, d’autres non, qui semblent passer plus de temps à boire et à faire la fête qu'à suivre leurs cours ou à chercher du travail. Et les fêtes, et les beuveries, nombreuses, sont autant d'occasion d'essayer d'attraper, chacun pour soi au départ, ce qu’on est, ce qu’on veut. Recherche désordonnée d'une originalité à tout prix, histoires d'amour croisées, échanges, interrogations, mais refus de penser à l'avenir. Ici la phrase épouse à la perfection – avec ses ruptures ses accélérations, ses raccourcis – une pensée qui ne cesse de chercher, de fouiller, d'essayer de comprendre. Les mots sont heureux, choisis, recherchés à travers tous les registres, du trivial au raffiné, sans complexe, dans une grande liberté. Les formules font mouche et sont toujours irrésistiblement drôles, la pensée est perçante. Certaines scènes sont d'anthologie (des fêtes qui tournent à la partouze, un mariage où le marié fuit tandis que la noce se transforme en tournage d'un film pornographique...) mais toujours la construction d'une subtilité discrète pour brouiller les repères trop évidents et donner une subtile sensation du temps qui passe, de la circulation du désir, de l'irradiante complexité de la vie.
Pierric Bailly est né le 14 août 1982 à Champagnole dans le Jura. Son premier roman Polichinelle est sortit en 2008.
une histoire de jalousie et de vengeance.
Lire la suite >
-5%
6.17€6.50€ Ajouter au panier
Oconee, comté rural des Appalaches du Sud, années 50. Une terre jadis arrachée aux Indiens Cherokee et qui bientôt sera définitivement enlevée à ses habitants : la compagnie d’électricité Carolina Power rachète peu à peu tous les terrains de la vallée pour construire une retenue d’eau, un immense lac qui va recouvrir les fermes et les champs. Ironie du sort : une sécheresse terrible règne cet été-là, maïs et tabac grillent sur pied dans les champs arides.
Le shérif Will Alexander est le seul à avoir fréquenté l’université, mais à quoi bon, quand il s’agit de retrouver un corps astucieusement dissimulé ? Car Holland Winchester a disparu. Il est mort, sa mère en est sûre, qui a entendu le coup de feu chez leur voisin. L’évidence et la conviction n’y font rien : pas de cadavre, pas de meurtre. Sur fond de pays voué à la disparition, une histoire de jalousie et de vengeance, très noire et intense, sous forme d’un récit à cinq voix : le shérif, le voisin, la voisine, le fils et l’adjoint.
Sa fureur vengeresse ira très loin…
Lire la suite >
-5%
19.85€20.90€ Ajouter au panier
Situé dans les Smoky Mountains de Caroline du Nord, Serena allie, selon Ron Carlson, « drame élisabéthain, problèmes environnementaux et richesse de la langue ». L’héroïne, sorte de Lady Macbeth des années 1930, est l’épouse de George Pemberton, riche et puissant exploitant forestier. Ces deux-là sont des prédateurs, prêts à tout pour faire fructifier leur entreprise dont l’objectif est de couper tous les arbres à portée de leur main. Une ambition que vient menacer le projet d’aménagement d’un parc national, pour lequel l’État convoite leurs terres. Pemberton met sa fortune à contribution pour soudoyer tous les banquiers et politiciens qu’il faut, et Serena n’hésite pas à manier fusil et couteau pour éliminer les obstacles humains. Belle, ambitieuse et intrépide, Serena fascine son mari et ses employés, pour lesquels elle n’éprouve aucune compassion. Et pourtant chaque jour apporte son lot de blessés, voire de morts, tant le métier de bûcheron est dangereux en soi et la nature alentour hostile, quoique magnifique. Le roman prend des allures de thriller lorsqu’elle poursuit de sa haine implacable le fils naturel que Pemberton a engendré avant son mariage et qu’il semble vouloir protéger. Sa fureur vengeresse ira très loin…
Né en Caroline du Sud en 1953, Ron Rash a fait ses études à Clemson (doctorat de littérature anglaise). Il a écrit à ce jour trois recueils de poèmes, quatre recueils de nouvelles, et trois autres romans — tous lauréats de prix littéraires (Sherwood Anderson Prize, O. Henry Prize, James Still Award). Il est actuellement titulaire de la chaire John Parris d’Appalachian Studies à la Western Carolina University.
Dix ans après la publication d’En l’absence des hommes...
Lire la suite >
-5%
17.10€18€ Ajouter au panier
En 1916, à la mort d’Arthur, son jeune amant tué au combat, Vincent de l’Étoile, héros d’En l’absence des hommes, s’est enfui. En Italie d’abord, puis en Égypte, au Soudan, en Abyssinie sur les traces de Rimbaud, en Syrie, au Liban ; errance de vagabond inconsolable, miséreux et rêveur ; puis c’est la traversée de l’Atlantique dans un bateau d’émigrants, l’Amérique, le New York des années vingt. Après quelques années de dérive à traîner son deuil, Vincent retourne en France en 1923 ; c’est un peu comme s’il acceptait enfin la mort d’Arthur. Quand il retrouve sa ville natale, il ne reconnaît rien et peine à trouver sa place dans ce Paris des années folles. Son mentor, l’écrivain Marcel Proust, est mort lui aussi. Mais le hasard va le mettre en présence de Raymond Radiguet, qui vient de publier Le Diable au corps. C’est un très jeune homme, talentueux, brillant, charismatique qui séduit profondément Vincent. L’attrait est réciproque bien que Radiguet soit hétérosexuel. Avec cette énergie et cette joie de vivre qui est la sienne, l’écrivain en vogue, protégé de Cocteau, entraîne son nouvel ami dans les milieux intellectuels parisiens et les folles nuits de Montparnasse. Mais il existe une face sombre de Radiguet, une fêlure chez ce garçon de vingt ans qui, malgré sa gloire éclatante et brutale, semble pressentir le sort tragique qui le guette et cette fièvre typhoïde qui va le tuer en décembre 1923. Déambulation hypnotique à travers le monde, qui convoque les fantômes de Kafka, Rimbaud, Nizan ou Dos Passos, voyage solitaire où le héros se perd et se dissout plus qu’il ne se reconstruit, où le déracinement demeure même une fois retrouvées ses racines, ce très beau livre, à la fois grave et lumineux, est un chant d’amour déchirant à la gloire des disparus, un livre sur la douleur vécue comme exil intérieur.
Dix ans après la publication d’En l’absence des hommes, premier livre de Philippe Besson sorti en janvier 2001, paraît Retour parmi les hommes, suite fiévreuse, lyrique et nostalgique de ce somptueux roman devenu culte.
Huit inoubliables portraits de « petits » tenus de se conformer au désir des grands.
Lire la suite >
-5%
17.10€18€ Ajouter au panier
À la veille d’en perdre définitivement la garde, un père emmène ses deux fillettes pique-niquer au bord de l’eau. Son entourage s’est acharné à tranquillement l’évincer, lui assurant que ses filles lui en seraient plus tard reconnaissantes. Il n’a qu’une journée, la première d’une vie promise au chagrin, pour tisser, ou rompre, le lien paternel. Dans cette nouvelle comme dans les suivantes, les enfants et les adultes sont des territoires que l’on conquiert ou que l’on perd. Chacun bataille pour préserver son intégrité ou, au contraire, étendre son pouvoir sur les autres. Et gare à ceux qui, trop « petits » ou trop fragiles, ne savent pas résister.
Ces histoires ont l’allure de contes moraux. Avec son regard perçant et son écriture acérée, Frédérique Clémençon met en scène la cruauté des relations humaines et livrent d’inoubliables portraits de « petits » tenus de se conformer au désir des grands.
Frédérique Clémençon est née en 1967 dans la Vienne. Ses deux premiers romans, Une saleté et Colonie, publiés aux éditions de Minuit, ont été bien accueillis par la critique.
En 2009, elle publie un nouveau roman, Traques, aux éditions de l'Olivier.