La Canicule, la grève, le festival d'Avignon... un drame se joue !
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Eté 2003, Avignon. Le festival est perturbé par la grève des intermittents du spectacle et par une canicule terrible et assommante.
Cette ville close va se transformer en scène sur laquelle se jouera un drame ciselé et intimiste, où vont se croiser trois personnages principaux habités par des fantômes communs qui les tourmentent...
Odon Schnadel dirige le théâtre du Chien Fou et se démène pour faire jouer coûte que coûte la pièce d'un auteur inconnu, Paul Selliès, mort 5 ans plus tôt.
La soeur de celui-ci, Marie, une écorchée-vive, rejoint la ville pour écouter les mots de ce frère perdu et adoré, dont elle porte les cendres autour du cou, contre son coeur, dans un deuil qui ne finit pas.
Et puis il y a Mathilde, qui revient pour la première fois dans la ville de sa jeunesse et de son amour perdu, Odon, qu'elle a quitté dans un même élan pour cette nécéssité de devenir une comédienne reconnue, La Joguar.
L'écriture de Claudie Gallay, tranchée, sans fioriture est admirable de justesse, de délicatesse et de poésie.
On reste habité longtemps par ce livre, qui se joue des clichés, les frôlant sans jamais les toucher, mue par une grâce et un amour des mots véritablement émouvants.
Il y a trois personnages dans ce roman, un Capitaine, un Lieutenant et un Commandant.
Il y a, bien sûr, des conflits ,l'Indochine, l'Algérie.
Mais il y a surtout ceux qui sont de l'intérieur, il y a l'horreur du doute, la torture, l'amitié, la déception, le respect, la foi, la douleur, la perdition... il y a moi, il y a vous (?) il y a surtout la beauté de l'écriture de Jérôme Ferrari, merci à lui.
Jérôme Ferrari a reçu pour Où j'ai laissé mon âme le Prix France télévision 2010
Lila est née en 89... entendez : 2089.
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Surdouée, asociale, polytraumatisée, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. Elle n’a qu’une obsession : retrouver sa mère, et sa mémoire perdue.
Son récit nous prend aux tripes parce qu'avant tout elle nous raconte un drame humain et mystérieux dont les clés ne nous seront données que dans les dernières pages.
Avec ce roman Blandine Le Callet crée un genre : l'anticipation réelle, ou vraisemblable et poétique. Tout sonne vrai et juste parce que les personnages n'utilisent pas de termes technologiques alambiqués, non, ils jurent et s'emportent, ils ont de l'humour et des sentiments forts.... C'est nous, dans une poignée d'années !
Et figurez vous que dans notre monde futur pas si lointain on ne trouve plus de livres qu'en bibliothèque et l'on est tenu de les manipuler avec des gants pour ne pas attraper de maladies !
Autre mauvaise nouvelle : le tout sécuritaire a triomphé. Mais une lueur d'espoir tout de même : l'humain garde son libre arbitre. Et Lila ne va pas se priver de l'utiliser.
Cette histoire a un pouvoir extraordinaire car dès les premières pages nous sommes enchaînés au destin de Lila : impossible de lâcher ce livre avant le point final !
Une fable bien troussée qui parle d’amour paternel, essentiellement.
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André est boucher comme l’était son père. Avec un don en plus : dès l’adolescence il sait contenter la gente féminine comme personne. Les hommes étant partis au front, il ne se prive pas et jette tous les jours son dévolu sur une nouvelle élue à qui il remet le meilleur morceau : l’araignée. Mais avec l’Armistice les maris reviennent et c’est un, puis deux…puis sept couffins qui sont abandonnées devant la boucherie Plomeur !
Pour ses petits en quelques sortes tombés du ciel André est prêt à décrocher les étoiles. Heureusement, car la partie se complique…
Martin Provost, le cinéaste de Séraphine signe un roman étonnant, avec une ambiance à la Delicatessen. Il a l’art de semer de la poésie partout, même dans le bifteck.
Les souvenirs de famille qu'on s'approprie enfin.
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Dominique récupère auprès de sa soeur quelques objets ayant appartenus à leur mère. Dans ce méli-mélo d'une pauvre vie elle retrouve la photo d'une aïeule oublièe ayant séjourné à la Salpétrière.
Partant sur les traces de Léontine, Dominique va enfin pouvoir comprendre l'histoire de sa famille et faire le deuil de sa mère.
Angélique Villeneuve nous livre un roman très sensible qui questionne les origines.