Pascal Garnier nous livre un texte d'une noirceur sans espoir, et ne nous permet même pas cette fois-ci de nous échapper par la drôlerie.
Il nous tient, et nous boirons la coupe jusqu'à la lie !
Texte de l'éditeur :
Par l’auteur de Comment va la douleur ? et Lune captive dans un œil mort, deux de ses précédents romans, en cours d’adaptation télévisuelle.
Père placide et d’humeur conciliante, voilà Marc parti vers le sud avec sa fille Anne qu’il vient d’enlever à son hôpital psychiatrique pour le week-end. Mais la petite escapade tourne bientôt à la cavale. Anne ne veut plus rentrer, surtout pas à l’asile. Elle veut aller loin, très loin, le plus loin possible. Constellée d’incendies bizarres et semée de cadavres, la drôle d’équipée se transforme vite en un hallucinant road-movie.
Avec férocité, avec fragilité aussi, les personnages de Pascal Garnier s’accrochent à leurs rêves naïfs ou dérisoires, en éclopés de la solitude fuyant le réel pour davantage s’y perdre. Ange du mal déguisé en cordon bleu ou en tueur à gages flapi, ce sont décidément des gens comme vous et moi, des monstres candides en proie à leur plus chère folie.
Pascal Garnier prend la réalité pour ce qu'elle est - effrayante. Il plonge ses personnages - monstres et innocents - dans une dérive suffocante, sans jamais céder au cynisme. Ici un brin d'espoir, ici, une envolée lyrique. Et toujours cette écriture ample, sensuelle, pour dire la folle destinée du genre humain.
Martine Laval, Télérama
Du bonheur, les héros de Pascal Garnier ne connaissent que des flashs, tranchants comme des scalpels. Leur quotidien, c'est la vieillesse, la solitude, la décrépitude. No future, toute la crudité et l'implacabilité de la vie sont là, dans ces mots cliniques et familiers distillés au fil de romans courts et intensément noirs.
Alexandra Schwartzbrod, Libération
Grand format, 157 pages, ed. ZULMA