Il y a la voix de la mère, issue d’une grande famille bourgeoise française, rigide et intraitable.
Et puis le père, débauché et alcoolique ; le fils révolté contre les colons et leurs manières de « paons » ; la fille homosexuelle refoulée qui rêve de la métropole ; la plus jeune enfin, amoureuse du domaine et de ses prérogatives, et puis la bonne, qui en sait long sur tout le monde, qui subit et cache de lourds secrets.
Toutes ces voix mortes ou vivantes s’enchevêtrent pour nous tisser une toile saisissante de cruauté, de douleurs, de frustrations. La fin de l’Algérie française.
Poche, 507 pages, ed. LGF