Inga a perdu l’homme de sa vie, mort soudainement. Elle se réfugie dans la vieille demeure familiale sur l’île de Marstrand pour tenter de se retrouver et de surmonter sa détresse quotidienne. En mettant de l’ordre dans une remise elle met la main sur un carton qui contient une lettre et des coupures de journaux. Le ton de la lettre attire son attention. Elle date de 1916, vient d’Afrique et certaines phrases énigmatiques évoquent une terrible nuit.
Inga va se jeter à corps perdu dans la quête du secret abrité par ses ancêtres. Elle échappe ainsi de temps en temps à sa douleur. Elle remontera le fil d’une histoire incroyable, qui nous est relatée en parallèle par sa grand-mère mourante, et puisera dans ce lot de souffrances et de méandres humains la force qui lui manquait pour continuer à vivre.
Maria Ernestram nous offre un roman à deux voix au souffle puissant, une histoire singulière qui nous dévoile un pan méconnue de l’Histoire de la Suède. Son héroïne est photographe, le regard qu’elle porte sur les êtres, les objets et les paysages est précis et détaillé, elle a la capacité de voir la beauté en toute chose.
Grand format, 409 pages, ed. GAIA