Déniché dans la bibliothèque familliale un aprés-midi d'oisiveté, ce roman inattendu m'a captivée.
On y découvre Suzanne, jeune fille de bonne famille, contrainte par ses parents à rentrer dans les ordres. A travers sa correspondance au marquis de Croismare son bienfaiteur, elle nous livre les affres de sa vie de privation, les petites mesquineries du quotidien, les sévices... Nous souffrons avec elle, et nous indignons de cette vie que les autres lui imposent !!
A travers le doux et chaste personnage de Suzanne, Diderot nous donne à lire une oeuvre résolument anticléricale.
Poche, 378 pages, ed. GALLIMARD